03.07.2008
Une seule contribution, celle de François Bayrou : et alors ?
Il existe une planète habitée en dehors du MoDem et c’est pour ses habitants que nous nous sommes engagés.
Il faut sortir des débats stériles « modemocentrés ». Il ne s'est jamais véritablement agit, à l’occasion de cette consultation, d'une quelconque remise en question ou clarification stratégique interne, à destination des adhérents, mais belle et bien d'une opération de communication externe, à destination des français, communication médiatisée très importante pour notre mouvement.
Personne n'a jamais douté, en interne, que la motion d'indépendance de Bayrou puisse ne pas obtenir une majorité, quelles que soient ses rivales, sur la stratégie pour Cornillet, sur le registre de la parodie monomaniaque pour Julliard.
Cornillet a choisi de ne pas déposer la sienne ? C'était la meilleure chose à faire pour lui : éviter le camouflet, et tenter de décrédibiliser le résultat. Il ne faut absolument pas s’étonner de ce choix tactique.
Julliard a choisi de déposer la sienne pour la simple raison qu’il n’a pas voté Bayrou pour la présidence du Mouvement (125 démocrates) et a annoncé qu’il ne votera pas Bayrou en 2012 (commentaire #50, @ pascal #49). Pour ne pas voter la motion Bayrou, il était donc obligé d’en déposer une personnellement, doublon ridicule puisque défendant aussi l’indépendance, avec le seul risque de diviser les soutiens de celle-ci au bénéfice de la motion Cornillet. Vanitas vanitatum… Cette motion n’est finalement pas retenue pour vice de forme augmenté du retrait d’au moins deux signatures de Conseillers Nationaux dont le soutien aurait été obtenu abusivement selon eux.
Dans cette situation, la consultation doit-elle être maintenue ? Plus que jamais ! La seule façon de rendre son résultat crédible, c’est le plébiscite, non pas en pourcentage du résultat, forcément, mais en terme de participation : le PS, l’UMP, les médias nous observent, et les français n’attendent que de nous entendre, unis.
Nous devons affirmer notre stratégie d’indépendance, haut et fort, à cette occasion et aux cotés de Bayrou, faire ainsi définitivement taire les critiques d’illisibilité dont nous avons été les cibles ces derniers mois et répondre aux interrogations suscitées par les attitudes des uns et des autres au cours des municipales. L’indépendance, c’est la liberté du choix de l’autonomie ou de l’alliance sans exclusive, dans l’intérêt des français et au-delà, en conformité avec le projet original de société que nous portons.
Toutes les voix compteront. Nos opposants, aussi bien en interne qu’en externe, auront tôt fait de s’approprier celles qui manquent.
Bon vote.
04:00 Publié dans A la Une, Actualités du Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : modem, bayrou, consultation, motion, indépendance, autonomie, orientation
13.06.2008
Non, les peuples ne font pas de compromis
Les peuples ne font pas de compromis.
Ils ne sont pas là pour ça, d'ailleurs. C'est à leurs représentants, aux politiques, de les assumer en leur nom, car chaque peuple voit l'Europe à sa manière et de sa fenêtre. C'est un fait.
Ne pas en tenir compte a "constitué" une lourde erreur et continuer ainsi ne résoudra aucun problème.
Pourtant, l'approbation des peuples est nécessaire. A certaines étapes, fondatrices ou refondatrices, une légitimité renforcée est indispensable, sous peine d'éloignement ou de remise en cause globale d'un projet qui leur est pourtant destiné.
Les référendums nationaux ont jusqu'à ce jour constitué ce moyen avec les fortunes diverses que l'on sait. L'étude de leurs échecs, si elle conduit à confirmer l'observation en titre, permet conséquemment de nous guider vers la solution.
Où se confirme l'intuition de Bayrou pour un traité simple et compréhensible par tous, et il ne pourrait alors que l'être, de fait :
On ne pourra obtenir l'approbation et l'unanimité de nos peuples que pour un texte qui se fonde, non pas sur un compromis, mais sur ce qui nous est commun. Exclusivement.
Si nous avons erré, jusqu'alors, à chercher le plus petit commun multiple, il nous faut extraire, aujourd'hui, le plus grand commun dénominateur.
03:06 Publié dans A la Une, Actualités, Europe, Institutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, irlande, referendum, democratie, peuple, traite, lisbonne
03.04.2008
Qui a dit ?
Associez les citations à leur auteur :
A/ « Aux racines du mal français, il y a que l'État peut s'occuper de tout et que, chaque fois que l'on a un problème, dans la société française, on se tourne vers l'État en disant : Monsieur État ou Madame qui servez l'État, s'il vous plait, veuillez résoudre ce problème à notre place. La France souffre d'une idée fausse de l'État et il faut que nous nous souvenions de ce qui a été depuis longtemps défini par des esprits, de grands esprits de tout premier plan : chaque fois que vous vous en remettez à un État tout-puissant, au bout du compte, vous finissez avec un État impuissant.
Eh bien, c'est la situation de notre pays. C'est la situation de notre pays, car il est impossible qu'il y ait quelque part quelqu'un d'assez intelligent, d'assez informé, d'assez capable pour décider de tout sujet à la place de 65 millions de citoyens. C'est absolument impossible. Quand bien même il existerait quelqu'un qui ait toutes ces vertus, et je crois que cela n'existe pas, il est impossible que les décisions ainsi concentrées puissent répondre de tous les besoins d'invention, d'adaptation, de situations nouvelles que nous avons à assumer. C'est impossible et c'est un drame pour la France, qu'à chaque élection les candidats se présentent en laissant croire aux citoyens qu'ils ont, dans la poche, une baguette magique qui va leur permettre de répondre à toutes les questions. L'État ne peut pas se présenter comme celui qui va tout résoudre et s'il le fait, il ment, et au bout du chemin il y a des désillusions qui vont ébranler un peu plus la société française. »
B/ « Je ne demande pas mieux, soyez-en sûrs, que vous ayez vraiment découvert, en dehors de nous, un être bienfaisant et inépuisable, s'appelant l'État, qui ait du pain pour toutes les bouches, du travail pour tous les bras, des capitaux pour toutes les entreprises, du crédit pour tous les projets, de l'huile pour toutes les plaies, du baume pour toutes les souffrances, des conseils pour toutes les perplexités, des solutions pour tous les doutes, des vérités pour toutes les intelligences, des distractions pour tous les ennuis, du lait pour l'enfance, du vin pour la vieillesse, qui pourvoie à tous nos besoins, prévienne tous nos désirs, satisfasse toutes nos curiosités, redresse toutes nos erreurs, toutes nos fautes, et nous dispense tous désormais de prévoyance, de prudence, de jugement, de sagacité, d'expérience, d'ordre, d'économie, de tempérance et d'activité.
Et pourquoi ne le désirerais-je pas ? Dieu me pardonne, plus j'y réfléchis, plus je trouve que la chose est commode, et il me tarde d'avoir, moi aussi, à ma portée, cette source intarissable de richesses et de lumières, ce médecin universel, ce trésor sans fond, ce conseiller infaillible que vous nommez l'État. »
C/ « Tout mon idéal, quelque soit le système, c’est d’étendre l’intelligence et le processus de décision jusqu’au niveau le plus bas possible. Tout système politique qui prétend être plus malin que ses citoyens est condamné à échouer, c’est pour ça que je suis libéral, partisan d’un Etat le plus léger possible, qui ne s’intéresse qu’au long terme, à l’environnement, au social, à l’éducation. »
-----------------
1/ Frédéric Bastiat (Economiste libéral, député des Landes - Assemblée Nationale, 1848)
2/ Steve Jobs (Chief Executive Apple - Actuel, 1984)
3/ François Bayrou (Président du Mouvement Démocrate, député des Pyrénées-Atlantiques - Congrès de Villepinte, 2007)
06:04 Publié dans A la Une, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : liberalisme, bayrou, bastiat, jobs
27.03.2008
MoDem : que nous révèle le « buzz du découragement » ? Une analyse pertinente de Fotini Sidéris-Bach
"L'article du Monde daté du 27 mars ("sur internet, les blogueurs écrivent leur désarroi après le revers du MoDem") qui relaie certaines expressions de désarroi de militants de la blogosphère MoDem, témoigne d'un travers de notre mouvement : une forte propension à générer successivement et de manière disproportionnée de l'enthousiasme puis du découragement, par un phénomène d'entraînement collectif qu'on pourrait assimiler à du buzz.
Nous avons effectivement assisté au cours de la campagne présidentielle à l'essor d'un mouvement politique nouveau, notamment porté par un meilleur accès à l'information des citoyens grâce à l'internet. Ce mouvement s'est depuis paradoxalement livré de fait au dénigrement involontaire, mais certain, de ce même idéal démocratique et citoyen au nom duquel il s'était organisé en structure politique.
Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que nous exprimons sur la blogosphère MoDem ce qui est au coeur de nos contradictions de militants et de citoyens.
Nous suivons un idéal démocratique revisité par la société du savoir et des nouvelles technologies, qui consiste à prôner la libre expression de tout un chacun via l'internet (cet outil libérateur d'énergies citoyennes) et sa contribution libre à la construction d'un mouvement qui se voudrait par conséquent différent des partis classiques (grâce à une information circulant de manière transversale).
Comme chacun se sent co-responsable de ce bien collectif qu'est le MoDem, les frontières entre élus et électeurs internes du MoDem se trouvent complètement biaisées, redistribuées de manière inédite : plus de légitimité des élus s'ils ne correspondent pas aux attentes d'écoute démocratique permanente des militants et plus de militants s'ils ne sont pas reconnus comme des décideurs à part entière aux côtés des élus (grâce notamment à une communication qui se veut non-hiérarchique).
Parallèlement à cela, nous prônons la responsabilisation du citoyen, la défense de valeurs que nous voulons pérennes et un engagement pragmatique et volontaire pour affronter les défis à l'échelle du parti, de la société française et de l'humanité.
Mais dans les faits, ces fortes attentes se heurtent au principe de réalité, faisant finalement d'une bonne partie de cette blogosphère MoDem (pourtant minoritaire par rapport au nombre des adhérents), un miroir grossissant de nos insuffisances :
Un maximalisme qui provoque le défaitisme
Nous voulons dépasser les clivages traditionnels dans un élan de solidarité nationale ("la France de toutes nos forces") mais nous éprouvons un malaise destructeur dès que ce dépassement ne se fait pas dans une victoire éclatante, immédiate, ce qui nous ramène in fine à une conception guerrière de la politique.
Si le but ultime d'un combat électoral est bien de gagner pour pouvoir peser (seule la victoire pouvant assurer la promotion des idées par le maillage des élus ou le contrôle des leviers du pouvoir), l'ampleur démesurée que prend notre déception post-électorale (aux législatives et aux municipales) prouve que nous ne concevons notre identité actuelle en construction que dans notre opposition à d'autres et non par rapport à nos propres valeurs, renforçant ainsi ce positionnement même de "ni-ni" politicien que nous combattons pourtant vivement quand il nous est reproché par nos adversaires ou les medias.
Cela ne serait pas dérangeant si nous faisions preuve de plus de patience et d'indulgence face aux imperfections d'un mouvement récent, dont la doctrine politique et les modalités d'action sont encore à définir. Le problème est que le résultat de cette impatience est une versatilité qui nuit à l'action, à la projection sur le moyen et le long terme.
Une parole qui remplace l'action
Nous réclamons la démocratie en interne, mais les principes de cette démocratie étant portés, dans un parti en construction, à la fois par chacun de nous (c'est à dire partout) et par un centre de décision introuvable car encore faible ou contesté (donc nulle part), nous ne pouvons finalement faire confiance qu'à nous-mêmes et à ceux qui partagent nos opinions le temps d'une campagne ou d'un échange ponctuel de points de vue.
Ces échanges d'opinions en deviennent par conséquent souvent plus précieux que l'action, car la parole ne précède ou n'accompagne plus vraiment l'action (qui devrait être le but même du combat politique) mais finit par la remplacer comme source d'identité et de positionnement. Or seule l'action peut permettre l'affirmation véritable de l'identité et des valeurs d'un groupe.
Des repères collectifs incertains
Nous recherchons éperdument des repères collectifs, une idée du collectif dans laquelle notre individualisme trouverait une justification noble, puisque mise au service d'un idéal commun. Mais au fond de nous-mêmes, nous doutons de tout, et surtout du lien qui nous lie à d'autres dans un contrat d'association pourtant librement consenti, matérialisé par notre carte d'adhérent. Ce lien nous le brisons aussi facilement que d'autres contrats d'association au sein de la société dès lors qu'il n'est plus au service de notre épanouissement personnel, de l'idée souvent très noble que nous nous faisons des modalités et de la finalité de notre action (refus des compromis dégradants…), et donc de notre personne.
Il est vrai que, plutôt que de nous offrir le confort de repères bien définis, le positionnement nouveau que nous avons choisi nous force à évoluer dans une situation inconfortable faite d'incertitudes, de tâtonnements, d'échecs… or nous craignons plus que tout cette liberté nouvelle car elle est dure à assumer.
Une conception paradoxale du leadership et de la hiérarchie
Bien qu'à la poursuite d'un idéal démocratique, nous voulons nous reposer sur un leader fort, fiable, en qui avoir confiance, mais nous nous détournons de lui dès lors qu'il n'incarne plus cet idéal absolu d'homme dominant la situation car omniscient et omnipotent, capable de mener ses troupes au combat et à la victoire tout en respectant des idéaux nobles (pourtant parfois contraires à l'efficacité de son action de commandant de troupes).
Parallèlement, dès que ce leader assume d'une manière ou d'une autre son rôle nous crions au déni de démocratie (il se détache du lot en assumant seul des décisions) et dénonçons la quête d'une ambition personnelle.
Cette contradiction vaut par extension pour toute forme de leadership au sein du MoDem, étant par ailleurs renforcée par le débat cadres UDF contre militants MoDem, anciens contre nouveaux... Ce débat se décline parfois de manière démagogique en un clivage entre dirigeants détenteurs du savoir et soupçonnés de ne pas vouloir le partager (car "le savoir c'est le pouvoir") et la masse des militants se considérant (souvent à juste titre) maintenue volontairement dans l'ignorance des décisions alors qu'elle se considère co-responsable du MoDem.
Cette dérive démagogique se retrouve dans les arguments de certains représentants ambitieux de la jeune génération, désireux de s'affirmer comme un recours face à la hiérarchie en brandissant la défense des militants, des adhérents de base MoDem contre le sommet hérité de la vieille UDF (dont ils font d'ailleurs paradoxalement parfois partie, étant issus pour certains de ses rangs).
Le refus des contraintes de l'action militante
Nous prônons le respect, la formation du militant et par extension l'éducation de nos concitoyens (auxquels nous voulons d'ailleurs ouvrir les yeux) comme la voie susceptible d'amener à la responsabilisation du citoyen, seule garante d'une société équilibrée, où les décisions seraient prises avec lucidité et courage. Nous tendons cependant à mépriser ceux qui, au sein du MoDem, n'ont pas, à nos yeux, atteint ce "haut degré de conscience citoyenne", conscience que nous assimilons plus souvent à une forme de critique maximaliste suffisante (nous jugeons sans ménagements le réel par rapport à un idéal), qu'à une lucidité assumée mais bienveillante, donc sereine, par rapport à la réalité.
Nous ne voulons ainsi en aucun cas être assimilés à ceux qui se contentent d'être de simples militants actifs sur le terrain, apportant modestement mais avec constance leur contribution à l'élaboration du projet de leur parti et respectant les principes de hiérarchie et de discipline de parti comme condition indispensable pour atteindre la victoire (l'action étant bien le but ultime de la politique). Or le militantisme politique, s'il n'exclue pas, loin de là, l'indépendance d'esprit et le débat, pose cependant comme pré-requis les principes de rigueur, d'esprit d'équipe et de discipline pour atteindre l'objectif d'une action efficace. C'est malheureusement une forme de conscience que nous ne voulons pas admettre comme telle, la jugeant servile, alors qu'elle exprime un choix véritable.
Conclusion : un phénomène de décantation somme toute naturel
En guise de conclusion, je souhaiterais dire que nous participons à un mouvement encore en construction, et que s'il est bien sûr plus qu'important de participer aux débats d'idées, à la définition des principes qui présideront à notre action, à la dénonciation des écarts entre les actes et les paroles, il n'est cependant en aucun cas légitime de considérer que le but premier d'un parti politique est de permettre l'épanouissement, dans un régime de transparence démocratique totale, des citoyens qui le composent.
Son but premier est de promouvoir par l'action politique externe (élections) les conditions économiques, sociales, matérielles d'un mieux-être pour nos concitoyens, définies dans un programme électoral.
C'est pour cela même que nous nous sommes engagés en politique, en toute connaissance de cause. Ce choix implique d'être cohérents et constants dans notre action, quelles que soient les difficultés, désaccords, doutes rencontrés. Il implique par conséquent la responsabilité des militants et non le spectacle désolant de leur versatilité. C'est pourtant cette même versatilité que nous reprochons à nos concitoyens, qui brûlent le lendemain ce qu'ils vénéraient la veille.
En définitive, je dirais que le buzz que nous constatons n'est pour beaucoup que le résultat naturel de la décantation de toutes ces énergies disparates réveillées par l'éclatante campagne de François Bayrou aux présidentielles, et qui découvrent, pour beaucoup d'entre-elles, l'écart naturel entre la soif d'idéal (plus facilement exprimable et donc amplifiée sur internet) et la réalité aride de l'action politique. C'est à chacun de nous de faire le choix le plus cohérent avec sa conscience de citoyen militant ou de citoyen tout court. La balle est définitivement dans notre camp."
[source]
00:43 Publié dans A la Une, Actualités du Mouvement Démocrate, Débats et conversations, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.03.2008
Apothicaire et demi
Nombreux sont ceux qui commentent sévèrement la publication par le siège d'une moyenne des résultats de nos listes de près de 16% au premier tour des élections municipales. Pourtant...
G... : "Plusieurs l'ont constaté précédemment : pas 16 ni 15%, mais à peine 12% sur ce tableau prétendument officiel, les erreurs de calcul grossières ont été commises, la moyenne des pourcentages réalisés n'a jamais fait le résultat moyen ! De plus, les plus gros scores sont réalisés par des listes "divers droite" ou "majorité-centristes" qui sont souvent partis au NOUVEAU CENTRE ! Rien ne sert de se gausser de résultats trafiqués, ou bien oublions l'idée d'une charte éthique !
Le calcul du résultat réel (source ministère intérieur) avec les mêmes communes donne : 674.000 voix sur 5.531.000 suffrages exprimés, soit 12,19% (tableau complet ici )
Sans les "divers droite" et "majorité centristes", le total est 522.000 voix sur 5.053.000 suffrages exprimés, soit 10,32% (tableau restreint là )
Ces erreurs grossières ne servent personne, car nous avons besoin d'analyses réalistes de la situation !"
Vous faites une double erreur :
La première est de penser que l’on vous manipule. Vous dites : « la moyenne des pourcentages réalisés n'a jamais fait le résultat moyen ! ». Mais personne ne dit le contraire ! Lorsque l’on dit que la moyenne des résultats de nos listes est de X% (votre objection sur le contenu de la liste est recevable, mais c’est un autre problème), on dit la stricte vérité.
Que vous soyez tentée d’interpréter ce chiffre autrement est votre problème. Que vous soyez tentée d’interpréter ce chiffre comme le pourcentage en voix de la somme des suffrages portés sur nos listes sur la somme des suffrages exprimés sur ces villes, c’est votre problème. C’est d’autant plus votre seul problème que ce pourcentage dont vous revendiquez par ailleurs un calcul très juste ne présente, lui, aucun intérêt statistique et c’est là votre deuxième erreur.
Cette deuxième erreur est une erreur logique : vous additionnez des chiffres qui ne s’additionnent pas. Lorsque vous faites une étude d’opinion, la première des règles exige de poser à l’ensemble du panel strictement la même question. Ce qui n’est pas ici le cas. Parce qu’il s’agit précisément d’une élection locale, et qu’à ce titre, les réalités et enjeux de chaque scrutins sont dissociés, et que celles et ceux des villes plus peuplées n’ont pas une valeur intrinsèque supérieure à celles et ceux des villes moins peuplées.
Je vous donne un exemple : nous demandons aux habitants de la capitale A s’ils préfèrent les fraises aux courgettes, aux habitants du village B s’ils préfèrent la mangue aux pommes de terre, aux habitants de la bourgade C s’ils préfèrent la poire au poireau, et ainsi de suite, la banane à la tomate, l’ananas aux carottes, etc… Que penseriez-vous d’une étude qui conclurait de ces questionnaires que X% des français préfèrent les fruits aux légumes ou le sucré au salé ? Ne serait-ce pas quelque peu hasardeux ?
Donc la seule opération qui intègre les réalités et enjeux locaux est celle de la moyenne des résultats. Par contre, comme je l’ai dit ailleurs, à nous de ne pas les interpréter autrement et d’en tirer des conclusions erronées ou fantasmatiques du type : nous ferions le même pourcentage sur un scrutin national, ou la stratégie de listes indépendantes est un succès partout.
Reste qu’à mon sens, même 12,74% (en référence à votre calcul) est une moyenne très probante et encourageante.
G... : "Avec des raisonnements de jésuites, on comprend mieux la misère annoncée pour ce parti ! Je ne vois pas l'intérêt de se gausser de résultats manifestement faux !
Petit exemple (extrême) de la méthode employée par le siège :
- NICE = Hervé CAEL 3,11%
- LOUVRES = Guy MESSAGER (maire sortant) 69,25%
Moyenne 36,18% ............ ceci n'a STRICTEMENT aucun sens ! En réalité sur ces deux villes : suffrages exprimés 124 767 ; voix modem 5 896 ; moyenne réelle des suffrages pro-modem = 4,73%"
Vous ne m'avez pas compris.
Personne au siège, ni moi d'ailleurs, ne prétend que nous avons fait 16% des voix sur l'ensemble des villes où nous étions présents ! Pourquoi voulez-vous que nous prétendions cela alors même que j'essaie de vous expliquer en quoi cette totalisation n'est justement pas pertinente ?
Votre exemple est caricatural mais il est surtout hors de proportion. Une moyenne sur 350 villes est plus significative qu'une moyenne sur 2. Toutefois, je vais conserver cet exemple pour vous montrer que votre totalisation n'est pas non plus significative en l'espèce : certes, les suffrages pro-MoDem ne représentent que 4,73% du total, voire 36,18% en moyenne des résultats, pourtant dans votre exemple : 50% des villes sont administrées par le MoDem ! Etonnant, non ?
Imaginons que tous les candidats MoDem aient été les seuls à s'opposer à la construction d'une déchetterie sur leur ville. Et bien, malgré les 96% de niçois et les 63% de notre panel favorables à cette construction, il n'y en aura pas sur la commune de Louvres !
Voyez que c'est la totalisation qui n'a pas de sens car elle ne tient pas compte de l'aspect local du scrutin et de la diversité des questions posées aux différents électeurs. Le MoDem peut être favorable à la construction d'un terrain de foot dans telle ville et préférer une bibliothèque dans une autre, sans être idéologiquement sportif ou littéraire...
La seule base valable qui tienne compte de l'aspect local du scrutin municipal est celle des résultats par villes. Maintenant, je ne conteste pas que la moyenne soit le seul indicateur pertinent. Il conviendrait d'étudier la mesure médiane, la mesure modale ainsi que les mesures de dispersion et de variabilité (étendue, variance, écart interquartile). Voyez qu'il y a matière, mais sur la base des résultats par villes et non sur des totalisations inter villes qui ne répondent à aucune question posée.
G... : "Mais pourtant Azières et le site MoDem s'obstinent à proclamer des âneries ! 16% des VOIX ?
Municipales : 16% des voix pour le Modem sur les 350 villes où se présentaient des listes autonomes
Navré de vous lasser, mais j'insiste.
J'admets que si l'on s'arrête au titre de l'article, cela prête à confusion. Mais si on lit l'article signé Eric Azière, il dit ceci : "Au total, sur près de 350 villes où se présentaient des listes autonomes, le Modem recueille en moyenne près de 16% des voix, ce qui confirme son ancrage territorial."
Il ne dit pas du tout ce que vous croyez entendre et qui s'énoncerait ainsi : "Au total, sur près de 350 villes où se présentaient des listes autonomes, le Modem recueille près de 16% des voix, ce qui confirme son ancrage territorial."
C'est tout à fait différent.
G... : François Bayrou : "Partout où nous avons été candidat, nous avons réalisé une moyenne de 15 % des voix. C'est un très gros score"
On fait donc dire au chef n'importe quoi !
Pardonnez-moi mais François Bayrou parle de moyenne ! Il ne dit pas : "Partout où nous avons été candidat, nous avons réalisé 15% des voix au total"C'est le terme de moyenne qui est important. Soit on est sur une moyenne, soit on est sur une totalisation.
Sur votre tableau 3, en bas, vous parlez d'une "fausse moyenne" de 12,74% et d'une "vraie moyenne" de 10,32%, mais expliquez-moi en quoi 10,32% est une moyenne ? Une moyenne de quoi ? En vérité, cela n'est pas une moyenne du tout : c'est un pourcentage sur une totalisation, ce qui n'a rien à voir !
13:29 Publié dans A la Une, Actualités du Mouvement Démocrate, Débats et conversations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : élections, municipales, modem, résultats, moyenne
04.03.2008
Lettre à un militant en mouvement
Les liens sont accessibles aux inscrits sur e-soutiens, dans le groupe Mouvement Démocrate
Bonjour,
Je comprends très bien la défiance qui peut vous animer, défiance légitime dans les conditions locales que vous m'exprimez. N'arrêtez toutefois pas la publicité de votre intéressant travail à votre représentation locale. Il peut être porté par n'importe quel(s) conseiller(s) du territoire.
J'imagine que c'est précisément cette volonté de publicité plus large qui motive votre engagement au sein de "Construire en Mouvement". Je voudrais vous alerter sur cette stratégie. Je regrette de ne pas l'avoir déjà fait, d'autant que je m'étais promis de revenir vers vous suite à votre précédent message. C'est que le temps me manque pour approfondir, au point de n'avoir pas répondu aux provocations de [sumergocogito], c'est dire...
Mon problème avec "Construire en Mouvement" ne réside pas dans la qualité ou la sincérité du travail qui pourrait en sortir de la part d'adhérents honnêtes et sans arrières pensées, mais dans l'instrumentalisation dont ceux-ci, vous inclus, font et vont faire l'objet au travers d'une stratégie délibérément voulue par ses initiateurs, Eric Julliard et Farid Taha.
Cette stratégie, qui s'affiche constructive, est en fait purement déstabilisatrice. Elle vise à fédérer un maximum d'adhérents sincères autour d'une démarche qui n'est statutairement pas recevable et donc vouée à l'échec, vouée à l'échec à double titre lorsque l'on sait de quelle manière ils ont l'intention de l'imposer aux instances. Il s'agit pour eux de faire percevoir cet échec pourtant écrit dans nos statuts comme un déni de démocratie, une fin de non recevoir à toute idée de fonctionnement démocratique du Mouvement, et ceci de la manière la plus retentissante et la plus publique possible.
Cette stratégie vise à déstabiliser Bayrou pour lequel ils débordent d'un ressentiment à la dimension de leur ego éreinté et alimenter leur propre projet politique, citoyen disent-ils, sur les frustrations des adhérents les plus impatients qu'ils espèrent détourner en nombre.
Bien sûr, je n'avance pas tout ceci en l'air et il est fort possible que j'envoie l'artillerie directement sur e-soutiens. Je sais que vous n'y êtes pas favorable et que vous prônez courageusement le rassemblement mais je pense que celui-ci ne pourra intervenir, et j'y serai alors favorable sans exclusive, qu'après une clarification de certains discours. Pour l'instant, je constate que [sumergocogito] se contente d'essayer assez piteusement de désamorcer l'attendue salve de l'artillerie susdite…
Bref, ne vous découragez pas pour autant. Il y a un nombre tout à fait majoritaire de conseillers et de délégués nationaux favorables à la valorisation des adhérents, la formation en interne et une organisation transversale parallèle à la pyramidale (là, je me surpasse !!) de notre mouvement.
Bravo encore pour votre travail et votre abnégation,
Amicalement.
13:47 Publié dans A la Une, Actualités du Mouvement Démocrate, Débats et conversations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : construire, mouvement, julliard, taha
18.02.2008
Bayrou, Sarkozy, l'instituteur, le curé et la chattemite
01:42 Publié dans A la Une, Démocratie et religion, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, sarkozy, dati, bertrand, chabot, a vous de juger, laicite
14.01.2008
Election du Conseil National
Je soutiens la liste GRAND PARIS DEMOCRATE conduite par Céline Alléaume.
04:15 Publié dans A la Une, Actualités du Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : modem, conseil national, grand paris democrate, election, democratie, interne, participative
13.01.2008
Le Conseil National, enjeu de pouvoir ? Quel pouvoir ?
A quelques heures de cet important scrutin interne, suivant attentivement la campagne avec toutefois la distance d'un non candidat, je vous livre quelque matière à réflexion, peut-être même débat, qui sait ?
D'abord, l'enjeu véritable de ce scrutin, et conséquemment, son urgence en dépit des critiques.
Essentiellement, je veux vous dire que si l'on croit que l'élection au Conseil National est un enjeu de pouvoir, on se trompe. Quel pouvoir ?
Il est courant d'assimiler notre Conseil National à l'idée de "parlement" de notre mouvement. C'est un raccourci commode et même statutaire, mais qui prête à confusion. Certes, cette assemblée sera composée de nos représentants à divers titres, mais la symétrie s'arrête là et cela n'est pas un détail. Parce qu'à lire certaines professions de foi, à entendre certains commentaires ou certains slogans, la notion de "parlement" opère un glissement de sens qui voudrait attribuer à notre assemblée un pouvoir là où il n'y en a pas.
Oui, le parlement français détient un pouvoir. Qu'il vote une loi et elle s'impose à tous, à notre liberté, qu'on l'accepte ou pas, par la force si nécessaire. Disposant du monopole et de la légitimité de celle-ci, il peut exercer une contrainte, contrainte qui est la seule expression tangible du pouvoir. Alors, de quel pouvoir dispose notre Conseil National, je vous le demande ?
Dans un mouvement politique libre, où l’on adhère librement, quelle contrainte pourrait donc s’exercer à l’encontre d’un de ses membres qu’il ne dispose du choix de l’accepter en responsabilité, ce qui n’en fait plus une contrainte, ou d’en tirer les conséquences et se désengager ?
En réalité, l’enjeu de cette élection, ce n’est pas un pouvoir, c’est un devoir.
Ceux qui sont candidats au Conseil portent leur engagement à un niveau supérieur de responsabilité, pas de pouvoir. S’ils n’avaient pas envisagé ceci, j’ai l’honneur de leur apprendre, il n’est jamais trop tard. Il n’y a pas de pouvoir à gagner à prendre ses responsabilités.
C’est parce que je le vois sous cet angle que je tais les critiques qui me sont venues comme à beaucoup d’entre vous. Oui, la présence d’élus sur les listes me semblait contraire à l’esprit des statuts. Tout comme la candidature de listes coordonnées nationalement. Mais au fond, une telle affluence, une telle volonté d’engagement méritent-elles d’être sacrifiées devant la difficulté de la tâche qui nous attend et surtout devant son urgence. Même mal élu, notre Conseil a l’urgence d’exister. Après de trop longs mois de gestation, porté par un seul homme, François Bayrou, le Mouvement Démocrate a le devoir d’exister, le devoir de s’exprimer, le devoir de fonctionner enfin. C’est la mission que confèrent nos statuts au Conseil, et sa réussite ou son échec seront de sa responsabilité collégiale devant les adhérents.
Parce que le Conseil National a le devoir de faire fonctionner notre mouvement. Puisqu’il n’en a pas le pouvoir intrinsèque car le bon fonctionnement ne se décrète pas, ne s’impose pas, il se constatera. Ou pas. Parce que le bon fonctionnement de notre mouvement est, au-delà des idées que nous portons, la clé de la réussite de notre entreprise, le Conseil National a le devoir immense de le permettre.
Bon vote.
22:10 Publié dans A la Une, Actualités du Mouvement Démocrate | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, mouvement democrate, conseil national, election
12.11.2007
Scrutins
Vous voulez diviser une assemblée ? Organisez un scrutin.
Contrairement à une idée reçue prégnante, un scrutin n’incarne en rien l’aboutissement du processus démocratique : il n’en est que la limite.
Il marque l’échec de la démocratie en ce sens qu’il procède de l’incapacité d’individus égaux en droits à se gouverner eux-mêmes, à s’entendre entre eux, à dégager un consensus satisfaisant.
Alors, il est fait appel, pour les départager, à une autorité « supérieure » qui n’est ni la justice, ni le bien, ni la vérité, mais le nombre. La justice du nombre, le bien du vainqueur, la vérité majoritaire. En ceci, le scrutin ne règle qu'un problème de contingence attaché au processus de prise de décision, c’est-à-dire l’urgence, à l’exclusion de tous les autres. Ceux qui n’étaient pas d’accord avant ne le sont pas davantage après.
D’un point de vue démocrate, un scrutin ne constitue rien d’autre qu’un aveu d’échec. En faire le principal, voire l'unique moteur d’une démocratie interne au Mouvement Démocrate, c’est non seulement de peu d’ambition, mais c’est malheureusement se tromper d’ambition.
10:35 Publié dans A la Une, Actualités du Mouvement Démocrate, Débats et conversations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, bayrou, statuts, scrutin, vote, democratie, consensus


