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05/05/2011

Dominique Paillé, la poutre...

bayrou, modem, paillé, centriste, borlooQu'il est savoureux, à l'heure ou Dominique Paillé prétend quitter Sarkozy pour rallier Borloo, d'exhumer la prose (1065 ex. vendus, source Edistat/Tite-Live) de ce "vrai centriste" en habits usés...

 

Merci aussi à Marianne2 pour cet article assez complet.

 

06/03/2011

Parlons-en : De l’amour des mots à l’amour des hommes - LCP - 060311

 

Invités : 
François Bayrou, président du Modem, député des Pyrénées-Atlantiques 
Alain Rey, linguiste et lexicographe 
Jean-Marie Rouart, écrivain, académicien

16/09/2010

"Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur de ce monde..." Camus or not ?

camus.jpgOn prête cette pensée fort juste, et citée fréquemment par François Bayrou ces temps-ci, à Albert Camus. Lui doit-on réellement ? Même l'agrégé de lettres classiques qui préside le Mouvement Démocrate semble en douter, faute de références, les voici :

Dans "L'homme révolté", Camus écrit : "La logique du révolté est […] de s'efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel."

Mais c'est dans son essai de 1944, "Sur une philosophie de l’expression", paru dans "Poésie 44" et concernant les travaux de Brice Parain sur le langage , que Camus résume ainsi l'idée profonde de Parain : "Mal nommer un objet, c'est ajouter au malheur de ce monde. Et justement la grande misère humaine qui a longtemps poursuivi Parain et qui lui a inspiré des accents si émouvants, c'est le mensonge. Sans savoir ou sans dire encore comment cela est possible, il sait que la grande tâche de l'homme est de ne pas servir le mensonge."(1)

Cette citation est donc bien de Camus, bien que la pensée qui l'initia fut de Brice Parain, philosophe et ami d'Albert Camus.

(1) Albert Camus, Oeuvres complètes, tome I, La Pléiade, p.908

01/05/2009

François Bayrou au JT de France2

10/09/2008

Cher Jean,

erreur histo2.jpgCher Jean,

Comment dire...

...

...

Je me suis régalé !

01:03 Publié dans A la Une, Economie, Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : peyrelevade, sarkozy, erreur historique, economie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/09/2007

"Le Grand Récit"

Je recommande à tous la lecture du "Grand Récit", une suite de quatre ouvrages de Michel Serres, académicien, philosophe et historien des sciences, intitulés Hominescence, L'Incandescent, Rameaux et Récits d'Humanisme.

 

A la fois profond et accessible, cet essai nous permet de réenvisager de façon complètement neuve l’être humain du XXIe siècle que nous sommes et son avenir.

"Quoi de neuf ? Que retenir du siècle qui nous précède ? Réponses : la mort, notre corps, l’agriculture, les réseaux de communication… Dans un aveuglement qui m’étonne, nous vivons, en effet, aujourd’hui, un moment précis, léger certes mais décisif, parmi le processus qui fit de nous les hommes que nous sommes et fera de nous des hommes à construire et à définir. En cet instant même, nous bifurquons, nous entamons un segment nouveau de notre évolution. Inquiétante pour certains, cette aube en enthousiasme d’autres, car il s’agit d’un projet qui infléchit notre plus grand récit : comment et en qui nous transformer nous-mêmes ?" Michel Serres

 

Après avoir successivement étudié la communication, le corps humain et ses sens, l’instruction, les grands bouleversements de notre époque et nos rapports avec le monde, Michel Serres aborde enfin la définition même de l’homme. Ce livre, particulièrement important dans son œuvre, nous permet de mieux comprendre notre passé, notre présent et de réfléchir à l’avenir que nous choisirons. Qu’est-ce que l’homme ? Laissant toute différence qui le logerait dans une niche spécifique comme les autres vivants, il se déspécialise et devient incandescent, comme un feu transparent où miroitent toutes les couleurs. La flamme qui en émane pourra-t-elle un jour brûler nos maux ?

 

À quoi reconnaître une authentique nouveauté ? Comment décrire une naissance ? Qu’est-ce qu’un événement ? Comment sort-il du quotidien ? Y a-t-il quelque chose de commun entre l’émergence d’une idée et l’apparition d’une espèce ? Comment l’histoire humaine bifurque-t-elle ? Comme le rameau s’élance de la tige, la nouveauté émerge du "format". Et de la philosophie "père", celle des dogmes et des lois, jaillit la philosophie "fils", celle du faible et de l’inventif, de celui qui prend des risques. Rameaux nous propose une nouvelle lecture de l’histoire de la pensée en prenant soin de ne jamais distinguer entre sciences, cultures, arts et religions. Cette nouvelle grille de lecture nous aide à envisager notre époque inquiétante, à mieux comprendre la richesse de la nouveauté en marche, celle avec laquelle nous allons construire notre nouveau monde.

 

Michel Serres raconte… Il raconte ce Grand Récit que nous offre la science, et qui mène du big-bang à chacun d’entre nous… il raconte notre Histoire et sa fin, il raconte nos sociétés, nos évolutions et l‘émergence d’un homme nouveau… Il nous invite ainsi à la découverte de ces mille et uns conteurs, à l’apprentissage de leur écoute et de la nôtre, à l’apprentissage de la langue de ces mille récits et de la nôtre. Il nous invite à le suivre, à travers les mille chemins d’une navigation dont il possède les cartes et les portulans, à travers les mille lumières de l’intelligence qu’il nous fait partager. Ou comment l’un des rares philosophes contemporains à enrichir sa vision du monde d’une connaissance des humanités et des sciences, ose proposer un nouvel humanisme qui célèbre les noces des contes et du savoir.